L'anesthésie locale est, pour beaucoup de personnes, la vraie question derrière « est-ce que ça fait mal ? ». Une greffe de cheveux dure une journée, et elle se déroule entièrement sous anesthésie locale : le patient reste éveillé, parle, fait des pauses, déjeune. Cet article décrit comment cette anesthésie est réalisée, ce que l'on ressent au moment des injections puis pendant les heures qui suivent, ce qui se passe quand l'effet s'estompe, et ce que le médecin vérifie avant. Il complète la page Greffe de cheveux, qui décrit l'ensemble du parcours tel qu'il se déroule à Hexagone Clinic, à Nice.
Pourquoi une greffe de cheveux se fait-elle sous anesthésie locale ?
Une greffe de cheveux se fait sous anesthésie locale parce que seul le cuir chevelu a besoin d'être insensibilisé, et parce que l'intervention dure plusieurs heures. Endormir uniquement la zone traitée évite les contraintes d'une anesthésie générale, permet au patient de changer de position, de déjeuner et de rentrer chez lui le soir même.
L'anesthésie locale consiste à injecter, dans la peau et juste sous elle, un produit qui bloque temporairement la transmission des signaux douloureux par les petits nerfs du cuir chevelu. La Société française d'anesthésie et de réanimation (SFAR) distingue deux grandes familles : l'anesthésie générale, qui endort entièrement, et les anesthésies locales ou locorégionales, qui n'insensibilisent que la région concernée. Pour une greffe capillaire, c'est la seconde qui est retenue dans la quasi-totalité des cas. L'International Society of Hair Restoration Surgery (ISHRS) rappelle que l'anesthésie générale y est rarement utilisée : il est préférable que le patient puisse répondre aux consignes de l'équipe, tourner la tête, vérifier le tracé dans le miroir ou signaler une gêne.
Il y a une autre raison, plus pratique : la durée. L'extraction occupe la matinée, l'implantation l'après-midi ; l'ensemble demande 4 à 8 heures selon le nombre de greffons, comme l'explique l'article combien de temps dure une greffe de cheveux. Une anesthésie locale s'entretient tout au long de la journée par de petites réinjections.
Comment se déroule l'anesthésie locale le jour de l'intervention ?
L'anesthésie locale est réalisée en deux temps, par le médecin : d'abord sur la zone donneuse, à l'arrière du crâne, le matin, avant l'extraction des greffons ; puis sur la zone receveuse, l'après-midi, avant l'implantation. Entre les deux, et chaque fois que c'est nécessaire, elle est réactivée pour que l'insensibilité ne s'interrompe pas.
La journée commence par ce qui ne pique pas : le dessin des zones au crayon, validé devant le miroir, les photos de départ, puis le rasage de la zone donneuse ou de l'ensemble du crâne selon la technique choisie. Le patient s'installe ensuite, allongé sur le côté ou sur le ventre, et le médecin réalise une série de petites injections, espacées de quelques centimètres, le long de la zone à prélever. Le produit est un anesthésique local de la même famille que celui du dentiste — la lidocaïne en est l'exemple le plus connu —, le plus souvent associé à une substance qui resserre les petits vaisseaux, ce qui limite le saignement et prolonge l'effet.
Une fois la zone endormie, une solution diluée peut être injectée sous le cuir chevelu pour le tendre légèrement et éloigner les follicules des vaisseaux plus profonds : d'où, pendant quelques minutes, une sensation de peau tendue. L'extraction peut alors commencer. Après la pause déjeuner, servie sur place, l'anesthésie est réactivée, et la zone receveuse — ligne frontale, golfes ou sommet — est endormie à son tour, le patient étant assis ou allongé selon la zone. Chaque étape de la journée est décrite sur la page Greffe de cheveux, qui fait référence pour le déroulé.
Que ressent-on pendant les injections ?
Les injections sont le moment le plus sensible de la journée : une série de piqûres fines, chacune accompagnée d'une brève sensation de chaleur ou de picotement, qui dure quelques secondes. La zone devient insensible en quelques minutes, et le reste de l'intervention ne se perçoit plus qu'en pressions, en vibrations et en tiraillements.
C'est souvent l'inconnu qui inquiète plus que la sensation elle-même. La première piqûre est la plus nette ; les suivantes se font en partie dans une peau déjà engourdie et sont moins perçues. La chaleur passagère tient au produit, pas à l'aiguille. Les injections de la zone donneuse prennent une dizaine de minutes ; celles de la zone receveuse, l'après-midi, sont plus courtes. Beaucoup de patients décrivent ensuite un cuir chevelu « en carton », que l'on touche sans le sentir.
La tolérance à la douleur varie d'une personne à l'autre : l'ISHRS le souligne et rappelle qu'une information objective réduit l'appréhension. Dire à l'équipe que l'on redoute les piqûres permet d'adapter le rythme, de prévenir avant chaque injection et de faire une pause si besoin. Selon les situations, une crème anesthésiante appliquée sur la peau avant les injections ou une prémédication contre l'anxiété peuvent être évoquées avec le médecin, en consultation.
Que ressent-on pendant l'extraction et l'implantation ?
Pendant l'extraction et l'implantation, la zone est endormie : il reste des sensations mécaniques — pression, légères vibrations, tiraillement lorsqu'un greffon est détaché — et les sons des instruments. Beaucoup de patients écoutent de la musique, discutent avec l'équipe ou s'assoupissent, surtout pendant la matinée consacrée au prélèvement, la partie la plus longue et la plus calme de la journée.
La sensation la plus souvent rapportée le matin est celle de pressions répétées, comme un doigt qui appuie à des endroits différents, et parfois un petit « clic » lorsqu'un greffon se détache. L'après-midi, le patient est souvent assis ou semi-allongé ; les sensations sont du même ordre. La position peut devenir inconfortable à la longue — nuque, dos, jambes — bien plus que la zone traitée : les pauses servent à cela, et il est toujours possible d'en demander une. Si l'insensibilité diminue, il suffit de le dire : une réinjection rétablit l'effet en quelques minutes.
Ce que le médecin vérifie avant : la préparation
L'anesthésie locale est un acte médical, et elle se prépare comme tel. Lors de la consultation puis de la consultation préopératoire, le médecin pose des questions précises, et il est utile d'y répondre complètement.
- Les réactions passées à une anesthésie, chez le dentiste ou lors d'une autre intervention : malaise, palpitations, démangeaisons, nausées, allergie connue à un anesthésique. L'ISHRS insiste sur ce point : ces réactions sont rares, mais le médecin doit les connaître pour adapter le produit.
- Les traitements en cours, en particulier ceux qui fluidifient le sang ou agissent sur le cœur et la tension. Rien n'est à arrêter de sa propre initiative : ce qui doit l'être, et quand, est précisé par le médecin.
- Les antécédents : troubles du rythme cardiaque, hypertension, épilepsie, diabète, trouble de la coagulation, grossesse, allergies.
- L'état général du jour : une infection en cours, une fièvre ou une plaie du cuir chevelu peuvent conduire à décaler la date.
Un bilan sanguin est prescrit par les médecins de la clinique avant l'intervention. La veille, on évite l'alcool et on dort bien ; le matin, on prend un petit-déjeuner normal : contrairement à une anesthésie générale, on n'opère pas à jeun sous anesthésie locale. Les consignes figurent dans le dossier remis avant l'intervention et sont reprises le matin même. Le rôle de ces vérifications est développé dans l'article pourquoi le suivi médical est essentiel avant et après une greffe.
Les sensations de la journée, étape par étape
| Moment | Ce qui se passe | Ce que l'on ressent le plus souvent |
|---|---|---|
| Arrivée, dessin, photos, rasage | Aucune injection ; le tracé est validé devant le miroir. | Rien de particulier, si ce n'est l'appréhension du début de journée. |
| Anesthésie de la zone donneuse | Série de petites injections à l'arrière du crâne, puis solution diluée sous la peau. | Piqûres fines, chaleur ou picotement quelques secondes, puis peau tendue et insensible. |
| Extraction des greffons (matinée) | Prélèvement un par un, tri et conservation. | Pressions, vibrations, petits tiraillements ; beaucoup s'assoupissent. |
| Pause déjeuner | Repas servi sur place ; anesthésie réactivée avant la reprise. | Engourdissement de l'arrière du crâne, parfois une légère tension. |
| Anesthésie de la zone receveuse | Injections sur la ligne frontale, les golfes ou le sommet. | Même type de piqûres, souvent plus courtes ; le front peut paraître « lourd ». |
| Implantation (après-midi) | Greffons placés un à un ; patient assis ou allongé. | Pressions et contact des instruments ; l'inconfort vient surtout de la position. |
| Soirée | Pansement sur la zone donneuse, retour en passager, nuit tête relevée. | Engourdissement qui s'estompe en quelques heures, puis sensation de tension ; gêne gérée avec l'antalgique prescrit. |
| Jours suivants | Pansement retiré le lendemain, à la clinique si le patient le souhaite ; équipe joignable. | Sensibilité de la zone donneuse quelques jours, engourdissement par endroits qui s'atténue sur quelques semaines. |
Que se passe-t-il quand l'anesthésie s'estompe ?
L'effet de l'anesthésie locale disparaît progressivement dans les heures qui suivent l'intervention, le plus souvent au cours de la soirée. Le cuir chevelu retrouve sa sensibilité ; une tension à l'arrière du crâne et une sensibilité au toucher de la zone donneuse sont habituelles quelques jours et se gèrent avec un antalgique simple prescrit par les médecins de la clinique.
Le retour de la sensibilité n'est pas brutal : l'engourdissement laisse place à une impression de peau serrée, parfois à des fourmillements, puis à une sensibilité normale. La zone donneuse est généralement la plus sensible les deux premiers jours, surtout allongé, d'où l'intérêt de dormir la tête relevée avec le coussin de voyage remis dans le kit. La zone implantée est plutôt le siège d'un léger œdème du front, qui peut descendre vers les sourcils dans les jours qui suivent puis disparaît : une réaction attendue aux micro-gestes et au liquide injecté, non à l'anesthésique lui-même.
Il arrive qu'un engourdissement partiel persiste par endroits pendant quelques semaines, le temps que les petites terminaisons nerveuses de la peau se rétablissent ; il s'atténue progressivement et fait partie des suites décrites dans le consentement éclairé. Le soir même, le retour se fait en passager — on ne conduit pas après une journée d'intervention — et vous repartez avec un protocole de soins écrit, repris avec vous avant votre départ. Les jours et les semaines qui suivent sont détaillés dans le guide après une greffe de cheveux : les trois premiers mois.
Quels sont les effets indésirables possibles de l'anesthésie locale ?
Les effets indésirables d'une anesthésie locale du cuir chevelu sont, dans la grande majorité des cas, mineurs et passagers : petits bleus aux points d'injection, engourdissement prolongé par endroits, œdème du front, parfois une accélération brève du rythme cardiaque liée au produit qui resserre les vaisseaux. Les réactions allergiques vraies à un anesthésique local sont rares et recherchées avant l'intervention.
Ce qui est le plus souvent décrit dans les minutes qui suivent les injections, c'est un cœur qui bat un peu plus vite, parfois un léger tremblement ou une impression de chaleur : ces signes sont attendus avec la substance associée à l'anesthésique et disparaissent rapidement. Un malaise au moment des piqûres, surtout chez une personne anxieuse ou à jeun, est possible ; c'est l'une des raisons pour lesquelles on prend un petit-déjeuner avant de venir et pour lesquelles les injections de la zone donneuse se font allongé.
L'ISHRS rappelle un point moins connu : un patient insuffisamment anesthésié, ou très anxieux, peut voir son rythme cardiaque et sa tension monter, ce qui augmente le saignement pendant l'intervention ; la qualité de l'anesthésie et la surveillance de ces paramètres font donc partie du travail de l'équipe toute la journée. Les complications sérieuses d'une anesthésie locale (toxicité du produit, réaction allergique grave) sont rares aux doses utilisées pour le cuir chevelu, chez une personne dont les antécédents ont été vérifiés ; elles figurent dans l'information remise avant l'intervention, parce qu'une information honnête décrit aussi ce qui est rare. En cas de doute dans les jours qui suivent, l'équipe reste joignable ; le premier rendez-vous de contrôle a lieu à 15 jours, puis à 3, 6 et 12 mois.
Comment aborder la journée quand on appréhende les piqûres ?
Appréhender les piqûres est fréquent et n'empêche pas une greffe de cheveux : le moment sensible dure une dizaine de minutes le matin, un peu moins l'après-midi, et le reste de la journée se perçoit en pressions. Le dire à l'équipe, dès la consultation, permet d'adapter le rythme des injections, de prévenir avant chacune et de ménager des pauses.
Quelques repères aident. Arriver reposé, après un vrai petit-déjeuner, compte davantage qu'on ne le pense : la fatigue et le ventre vide amplifient les sensations. Respirer lentement pendant les injections, plutôt que de retenir son souffle, limite la sensation de malaise. Beaucoup de patients apportent des écouteurs ; d'autres préfèrent parler avec l'équipe. Les options évoquées plus haut, crème appliquée avant les injections ou prémédication, se discutent avec le médecin en consultation.
Il est aussi utile de dissocier la peur des piqûres, qui concerne un quart d'heure de la journée, et la peur de l'intervention en général, qui tient plutôt à la décision elle-même. Cette seconde appréhension est abordée dans l'article pourquoi certains patients ont peur de franchir le pas. Ce qui se passe ensuite, mois après mois, est décrit dans le pilier l'évolution mois par mois après une greffe.
À retenir
- Une greffe de cheveux se déroule entièrement sous anesthésie locale : le patient reste éveillé, déjeune sur place et rentre le soir même.
- L'anesthésie est réalisée en deux temps par le médecin — zone donneuse le matin, zone receveuse l'après-midi — et réactivée au fil de la journée.
- Les injections sont le moment le plus sensible : des piqûres fines et une chaleur de quelques secondes, pendant une dizaine de minutes.
- Ensuite, on ne perçoit que des pressions, des vibrations et des tiraillements ; l'inconfort vient surtout de la position.
- L'effet s'estompe dans la soirée ; une sensibilité de la zone donneuse dure quelques jours, avec un antalgique simple prescrit par les médecins de la clinique.
- Allergies, réactions passées, traitements et antécédents sont vérifiés en consultation ; on vient après un petit-déjeuner et on repart en passager.
- Les effets indésirables sont le plus souvent mineurs et passagers ; les complications sérieuses sont rares et décrites dans le consentement éclairé.
Questions fréquentes
L'anesthésie locale d'une greffe de cheveux fait-elle mal ?
Les injections sont le moment le plus sensible de la journée : une série de piqûres fines, avec une brève sensation de chaleur, pendant une dizaine de minutes sur la zone donneuse et un peu moins sur la zone receveuse. Une fois la zone endormie, l'intervention ne se perçoit plus qu'en pressions et en tiraillements. La tolérance varie d'une personne à l'autre ; l'équipe adapte le rythme.
Peut-on manger avant une greffe sous anesthésie locale ?
Oui, et c'est même recommandé : sous anesthésie locale, on n'opère pas à jeun. Un petit-déjeuner normal avant de venir limite le risque de malaise au moment des injections et permet d'aborder une journée de plusieurs heures dans de bonnes conditions. Le déjeuner est servi sur place à la pause. Les consignes de la veille et du matin figurent dans le dossier remis avant l'intervention.
Combien de temps dure l'effet de l'anesthésie ?
L'insensibilité est entretenue par des réinjections pendant toute l'intervention, soit 4 à 8 heures selon le nombre de greffons. Après la dernière injection, l'effet s'estompe en quelques heures, le plus souvent au cours de la soirée. Un engourdissement partiel peut persister par endroits pendant quelques semaines, le temps que les petites terminaisons nerveuses de la peau se rétablissent.
Peut-on rentrer en voiture après l'intervention ?
Le retour se fait en passager, pas au volant : la journée a été longue, l'anesthésie peut encore agir et le pansement de la zone donneuse est en place. Un accompagnant, un taxi ou un transport en commun conviennent. Le lendemain, le pansement est retiré, à la clinique si le patient le souhaite ; l'avion est possible dès ce moment.
Que signaler au médecin avant l'anesthésie ?
Toute réaction passée à une anesthésie (dentiste comprise), toute allergie connue, les traitements en cours — en particulier ceux qui fluidifient le sang ou agissent sur le cœur et la tension —, les antécédents cardiaques, l'épilepsie, le diabète, un trouble de la coagulation, une grossesse. Ces éléments permettent au médecin de choisir le produit et la façon de l'utiliser.
Et si l'anesthésie ne suffit plus en cours de journée ?
C'est prévu : l'effet d'une anesthésie locale diminue avec le temps, et l'équipe réactive l'insensibilité régulièrement, systématiquement après la pause déjeuner et avant de passer à la zone receveuse. Si une sensation désagréable revient entre deux, il suffit de le signaler ; une petite réinjection rétablit l'effet en quelques minutes, sans interrompre durablement le travail en cours.
Parler de son projet
La première étape est un échange avec l'équipe, puis l'examen capillaire au scanner 3D et la consultation médicale à Nice, au cours de laquelle les questions sur l'anesthésie trouvent des réponses adaptées à chaque situation. Être recontacté · Réponse sous 24 h · Confidentiel · Sans engagement.
Ces informations sont générales ; seule une consultation médicale permet d'évaluer une situation personnelle.
Hexagone Clinic — clinique de greffe capillaire à Nice. Article mis à jour le 16/10/2026.







